Les bruyères

Calluna vulgarisQui n’a pas une fascination pour les bruyères? Les romans anglais leur font une grande place. En Bretagne, elle est leur fleur emblématique. Elles poussent naturellement dans les montagnes du Nord de l’Europe.

Au Québec, quelques simples précautions suffisent pour les cultiver sous notre climat. Elles apprécient la compagnie des rhododendrons alpins, entre autres. Plusieurs sont rustiques jusqu’en zone 4.

Premier genre: Calluna vulgaris – bruyère d’automne

Elles préfèrent un emplacement au soleil ou à la mi-ombre mais pas sous les arbres où elles s’étioleraient. Elles apprécient être à l’abri des vents dominants et se cultivent dans un sol acide, bien drainé et riche en humus. Leur floraison touchant des nuances de blanc, rose ou pourpre, s’étale sur plusieurs semaines à la fin de l’été et au début de l’automne. Leur feuillage est persistant et très diversifié : argenté, vert clair ou profond, quelquefois tournant au pourpre à l’automne ou doré tournant au jaune orangé, selon les cultivars.

L’hiver en l’absence de neige leurs racines sont confortables sous une couche de paillis ou protégées par des branches de conifères. La floraison des Calluna s’effectue sur la pousse de l’année. Très tôt au printemps, à la fonte des neiges, tailler le plant sans couper dans le vieux bois permet de le conserver compact et florifère.

Deuxième genre: Erica – bruyère d’été

Ces bruyères ont les mêmes exigences que les Calluna quant à leur culture. Par contre, elles fleurissent sur la pousse de l’année précédente et leur floraison a lieu au tout début du printemps pendant plusieurs semaines. La taille s’effectue donc juste après la floraison printanière. Leurs feuilles ressemblent à celles des pins et s’harmonisent magnifiquement avec les rhododendrons, les taxus et les fougères qui partagent des besoins semblables en eau, lumière et qualité de sol.

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Nicole Lafleur

Fascinée par les plantes de sous-bois, charmée par les rhododendrons, intéressée à en connaître plus sur la famille des Éricacées, elle s’implique auprès de la Société des rhododendrons du Québec dont elle est la vice-présidente et l’éditrice de leur site Internet.

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