Semis du rhododendron

La semence de rhododendron germe facilement à une température de 21°C (70°F) avec une exposition à la lumière et à un haut taux d’humidité. Les semences récoltées et séchées peuvent être entreposées pendant cinq ans à une température de -2°C, une température trop élevé pour le congélateur, mais qu’on obtient en réglant le réfrigérateur très froid (cette température est cependant trop froide pour les aliments). La semence fine ressemble en certains cas à de la poussière.

Pour éviter qu’elle ne soit attirée par l’électricité statique, j’en transfère de petites doses sur le bout d’un canif que je secoue au-dessus de la terre pour disperser la semence. J’utilise aussi une petite cuillère de plastique vendue par Lee Valley pour distribuer les graines sur le médium de croissance. Les graines commencent à lever à partir de la cinquième semaine suivant les semis.

Médium de culture pour semis

Le médium de culture idéal contient de la mousse de sphaigne à longues fibres ré-humidifiée. Très différente de la mousse de tourbe compressée, on la reconnaît à ses longues fibres de couleur beige. La compagnie Fafard en offre en petits sacs de 4 litres au prix moyen de 4 $. Pour conditionner les fibres sèches, on verse de l’eau directement dans le sac qu’on referme le temps de quelques heures.

Ainsi préparée, cette mousse de sphaigne est mélangée à parts égales à de la perlite ou du Turface si l’on part nos semis dans de plus gros contenants.

Je me suis servi pour mes semis de plateaux multi-cellules de 288 cavités déposé sur une plaque à biscuits. J’enroule les longues fibres de sphaigne et les presse dans les cavités jusqu’à ce qu’elle soient remplies. Chaque cavité mesure environ 1 cm de large par 3 cm de profond. Après avoirsemé, j’arrose en surface et par le bas toutes les cellules.

Éclairage et arrosage

Pour maintenir une bonne humidité, un couvert bombé fait de plastique clair est déposé sur le plateau. Au lieu de lampes au sodium haute pression (grow light), on peut placer nos semis sous deux tubes fluorescents, un Cool White et un Warm White, ou d’une lampe au sodium et d’un tube fluorescent Cool White. Mes lampes ou tubes sont placés 20 cm au-dessus du substrat et sont réglés par minuterie automatique pour éclairer entre 16 et 20 heures par jour.

Chaque jour, je vérifie le taux d’humidité et j’ajoute de l’eau dans la plaque à biscuits qui me sert de soucoupe ou en surface, au besoin.

Il arrive qu’une mousse verte se forme sur la sphaigne, cependant elle n’affecte en rien la germination et la croissance des plantules.

Transplantation

La plupart des ouvrages consultés recommandent de transplanter au stage de la deuxième paire de feuilles, mais je ne crois pas que ça soit le moment idéal. Je préfère attendre l’apparition de la troisième ou de la quatrième paire de feuilles.

À l’aide d’une fourchette à hors d’œuvre pointue, je retire les plantules et les sépare en prenant soin de ne pas briser leurs fines racines. On peut aussi, transplanter d’un bloc le noyau de mousse et éliminer les sujets les plus faibles pour ne garder qu’un  seul plant.

Pour la transplantation, j’utilise des pots de 5 cm de diamètre et un mélange de 20 % Turface, 40% mousse de tourbe décomposée et 40 % de terreau de départ à base de conifères décomposés. Je préfère le Turface pour sa neutralité et et ses petites particules, mais la perlite convient aussi. J’emploie un engrais de départ à base d’algues marines (6,53 – 4 – 1,68) à raison de quelques gouttes par 500 ml d’eau.

En mai, je place mes pots à l’extérieur, à l’ombre, durant le jour et les rentre au garage la nuit.

Aussi, je dépose à la surface du sol 3 ml d’engrais à libération contrôlée Smartcote (12-12-12). Quand les racines atteignent le fond du pot, je transfère les plants dans des pots de 9 cm et fertilise avec un engrais soluble 30-10-10 pour conifères de Plant Prod, deux fois par semaines jusqu’en été.

Tentez votre chance!

Les semis de rhododendrons sont relativement faciles à réussir. Le prix des semences offertes par les Sociétés de rhododendrons et les grainetiers est généralement abordables. De plus, certaines espèces sont difficiles, pour ne pas dire impossibles à trouver en jardinerie et la possibilité de mettre la main sur un hybride de choix vaut bien quelques efforts! ?

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Stuart Hechinger, conférencier à ses heures et avide «producteur amateur» de rhododendrons.

 

 

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Claire Bélisle

Courriel avant : clairebelisle22@gmail.com

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