Le terreau de rêve

Le sol idéal pour la culture des Éricacées est un loam sablonneux très riche en matières organiques et dont le pH s’établit entre 4,5 et 5,5.

Pour assurer un bon drainage, on recommande d’ajouter du sable grossier aux sols argileux. Le sable vendu pour la filtration de l’eau des piscines convient très bien.

Dans les cas extrêmes, l’argile doit être retirée sur une profondeur de 60 cm et remplacée par une terre à jardin. L’installation d’un drain au fond de la fosse est indispensable. Il permet d’évacuer l’eau qui, inévitablement, s’y accumulerait en rencontrant la couche de glaise. Toutes les plates-bandes où l’argile est présente devront être surélevées de 20 cm ou plus.

Matière organique

La matière organique de prédilection pour les éricacées est, sans contredit, le feuillage des conifères, peu importe l’espèce. Si cette matière n’est pas préalablement compostée, on doit incorporer dans le sol un engrais azoté qui sert à nourrir les micro-organismes responsables de la décomposition. Sans cet apport d’azote supplémentaire, les plantes souffriront de carences très rapidement.

L’engrais azoté doit toujours être sous une forme ammoniacale, plus facilement assimilable, que sous une forme nitrique. Comme il n’est pas souhaitable que la croissance se prolonge tard en saison, n’utilisez jamais d’engrais à libération lente.

Préférez-lui plutôt un engrais qui agit rapidement et qu’on applique au début du mois de mai quand la terre s’est réchauffée. N’oubliez pas de bien arroser après l’application de l’engrais. La mousse de tourbe est utilisée pour acidifier le sol et en améliorer la structure et ne peut, en aucun cas, remplacer les feuilles décomposées ou le fumier.

Lorsque cette matière organique sera décomposée, les applications d’engrais azoté ne seront plus nécessaires. Seul l’ajout de paillis à chaque automne contribuera à maintenir une bonne fertilité et un pourcentage de matière organique adéquat dans le sol. Le paillis idéal est composé d’aiguilles de conifères ou d’un mélange égal de feuilles mortes et de sciures de bois décomposées; mais un paillis d’écorce commercial convient également.

Soufre

Même s’il est lent à agir, le soufre reste ce qu’il y a de mieux pour augmenter ou maintenir l’acidité du sol. Sous forme de poudre, il mettra deux à trois ans avant de donner des résultats, tandis que sous forme granulaire, il faudra compter de cinq à six ans. M. Richard Dionne, horticulture responsable de l’éricacetum du Jardin botanique de Montréal déconseille l’utilisation du sulfate d’aluminium, car il ne se lessive pas et son accumulation peut provoquer la mort des végétaux.

 

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Claire Bélisle

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